(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris tient bon (+0,1%) et ne lâche rien (à 5.770) malgré des 'futures' US qui semblent préfigurer une 6ème séance de baisse consécutive pour le S&P500 (ce n'est pas arrivé depuis très longtemps mais le terrain perdu reste bien modeste) et une chute de -1,6% supplémentaire pour le Nasdaq, dans le sillage des semi-conducteurs et de Tesla (-6,8% en préouverture vers 665$, son sort étant désormais lié au Bitcoin qui perdait -15% ce matin).

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Sur le plan technique, les analystes mettent en évidence des indicateurs qui se sont renforcés au niveau graphique, une tendance qui maintient d'après eux le marché parisien dans une configuration favorable.

'La conservation de la zone supérieure des 5750 à 5795 points devrait lui permettre d'aller tester rapidement la résistance majeure des 5850 points', assure-t-on chez Kiplink.

'Dans ces conditions, cette séquence positive devrait trouver son apogée sur un plateau de long terme (vieux de 12 mois) à 5890/5910 points', ajoute la société de gestion parisienne.

L'indice EuroStoxx-50 se replie en revanche de -0,7% vers 3.675, dans le sillage de l'AEX (-1,5%, alors que KPN lâche -7% et Adyen -9%).

Et ce qui est peut-être plus inquiétant ,c'est la hausse de 6,5% de l'indice de volatilité sous-jacente de l'E-Stoxx50, son pire niveau depuis 3 semaines.

Les opérateurs ne semblent même pas placer d'espoirs de le 'verbe magique' de Jerome Powell (le président de la Fed) qui s'exprimera devant le Sénat américain cet après-midi.

'La grande question est de savoir si Powell suivra le même chemin que Lagarde lors de son audition aujourd'hui', poursuivent les analystes de Danske Bank.

Les tensions sur le compartiment obligataire demeurent bien présentes ce mardi: elles constituent la principale source de préoccupation des investisseurs, même si un certain calme semblait s'être réinstallé après les propos de Christine Lagarde lundi, laquelle affirmait que la BCE suivait de près l'évolution des rendements à maturité longue.

Le rendement du Bund allemand à 10 ans se dégrade de nouveau (+5pts) et c'est pire encore pour nos OAT (+6Pts à -0,035%) qui inscrit un pic depuis l'été dernier.

Les investisseurs auront peu de chiffres à se mettre sous la dent, à part l'indice de confiance du consommateur américain à 16H ('Conf'board').

Bien que l'enquête du Conference Board présente la spécificité de porter son attention sur les conditions du marché du travail - qui peine à se redresser - l'indice est attendu en légère progression ce mois-ci.

Le Dollar se redresse légèrement de +0,2% vers 1,215/E

Du coté des valeurs, Air France s'envole de +7%, Airbus de +4% après le calendrier d'un lent déconfinement de l'économie britannique d'ici le 21 juin (avec 3 à 4 mois de privations de vie sociale, pas de restaurant, des salles de spectacle avant le 17 mai): les réservations de sièges d'avions ont triplé en quelques heures.

Inversement, ST-Micro subit le contrecoup de la chute de -2,5% du Nasdaq la veille et lâche -3,5%.

Total, au travers de sa filiale renouvelables en France Total Quadran, annonce faire entrer la Banque des Territoires et Crédit Agricole Assurances à hauteur de 50% au capital de deux portefeuilles de projets renouvelables.

Sanofi indique que la FDA des États-Unis a approuvé Libtayo pour le traitement de première ligne des patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) au stade avancé dont 50% ou plus des cellules tumorales expriment la protéine PD-L1.

Oddo BHF maintient son opinion 'surperformance' sur Faurecia et relève son objectif de cours de 50 à 60 euros (estimations, multiples), à la suite de la publication des résultats 2020 et de la présentation des perspectives moyen terme de l'équipementier automobile.

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