(CercleFinance.com) - La bourse de Paris progresse désormais de près de 2% (ce sera du coup son score hebdo), (tout comme l'Euro-Stoxx50 et le FT-100 à Londres) et s'approche des 6.325 points, s'appuyant sur de fragiles signes d'apaisement sur le marché obligataire.

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A Wall Street, le S&P500 est attendu en hausse de +1,6%, le Nasdaq de +2% (le titre Twitter va être 'très entouré' alors qu'Elon Musk remet en cause le rachat de 'l'oiseau bleu' du fait de 'chiffres trompeurs' sur ses abonnés et chiffre d'affaire).

Les investisseurs affichent des niveaux de pessimisme extrêmes ('fear & greed index' au plus bas depuis mi-mars 2020) du fait de la perspective de plus en plus crédible d'une hausse des taux de la BCE dès le mois de juillet.

Après une détente spectaculaire de -15Pts la veille, nos OAT se retendent de +3Pts vers 1,42%.

L'indice des prix à la consommation en France ont augmenté de 4,8% le mois dernier (après +4,5% en mars d'après l'Insee).

Cette accélération de l'inflation résulte de celle pour les prix des services (+3%), de l'alimentation (+3,8%) et des produits manufacturés (+2,6%), alors que les prix de l'énergie ralentissent mais restent en forte hausse (+26,5%).

L'inflation inquiète encore plus l'Allemagne (7,4% en donnée définitive Destatis): le Bund allemand se tend de +4Pts à 0,9110%, le BTP italien de +11Pts à 2,824% (toujours près de 100Pts de prime avec le Bund).

Et les T-Bonds US affichent également +10Pts à 2,914% après la publication de l'indices prix à l'import qui stagnent à +2,9% en mars (+12% annuel).

Les prix américains à l'exportation ont augmenté de 0,6% (+0,5% hors produits agricoles), soit +18% par rapport à avril 2021.

Côté chiffres en Europe, la production industrielle corrigée des variations saisonnières a reculé de 1,8% dans la zone euro et de 1,2% dans l'UE en mars en séquentiel, selon Eurostat, après des hausses séquentielles de 0,5% et de 0,6% respectivement en février.

'La baisse de la production industrielle en mars montre que la guerre en Ukraine a un impact sévère sur les fabricants', réagit Capital Economics, précisant que cette contraction est en grande partie due à une baisse de 5% en Allemagne.

'Avec de nouvelles interdictions russes d'importer de l'énergie qui se profilent et des pénuries d'approvisionnement qui restent aiguës, nous pensons que c'est le début d'une récession manufacturière qui entraînera une stagnation du PIB', prévient-il.

Il faut toutefois rappeler que la Russie cesse d'exporter un gaz que les européens payent avec un Euro qui est immédiatement 'confisqué', ce qui signifie qu'elle livre du gaz gratuitement dès lors qu'il n'est pas réglé en rouble.

Il reste à découvrir avril la confiance des consommateurs du Michigan.

Sur le front des changes, après son plancher de 5 ans à 1,035, l'Euro se redresse légèrement de 0,1% à 1,0390 mais l'impression de grande fragilité prédomine.

Dans l'actualité des sociétés françaises, Saint-Gobain annonce avoir finalisé deux acquisitions ciblées dans les films spéciaux et les réfractaires de haute performance, à savoir Global SFC et Monofrax LLC, qui représentent environ 20 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel.

Bouygues annonce avoir signé avec Engie le contrat d'acquisition d'Equans, opération dont la finalisation reste attendue au second semestre 2022.

Enfin, Orpea (+2,5%) publie au titre de 2021 un résultat net part du groupe de 65 millions d'euros (-60%), contre 160 millions l'année précédente, baisse reflétant notamment des provisions pour risques et charges relatives aux risques estimés suite aux inspections administratives en France (le groupe support 8MdsE de dettes et envisage 3MdsE de cessions d'actifs.

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