(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris risque bien de finir proche des plus bas du jour, qui seront également les plus bas annuels, le CAC40 chutant de -2,3% vers 5.780 (cela commence à ressembler à un 'sell-off'): l'indice cède plus de -4,8% sur la semaine écoulée.

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Les volumes ne sont pas impressionnants (2,2MdsE) alors que de tels écarts à la baisse impliquent généralement des échanges supérieurs à 4MdsE.

Le repli s'était accéléré dès ce matin après la publication des dernières enquêtes PMI sur l'activité du secteur privé en Europe.

L'Euro-Stoxx50 et le DAX lâchent plus de 2,1% et 1,8% respectivement alors que les investisseurs ont été assommés par les derniers indices PMI européens.

La bourse de Londres perd également pied avec un repli de -2,1%.

La contraction de l'économie de la zone euro s'est accentuée au mois de septembre, sur fond d'intensification des tensions inflationnistes.

La dernière enquête PMI publiée par S&P Global de l'activité globale dans la région s'est ainsi replié pour atteindre 48,2 ce mois-ci, contre 48,9 en août, indique le bureau d'études: il s'agit d'un nouveau plus bas de 20 mois.

En France, l'indice préliminaire composite qui mesure l'activité globale dans l'Hexagone s'est ainsi redressé à 51,2 ce mois-ci, contre 50,4 en août.

Avec l'envolée des prix de l'énergie, la hausse rapide des taux d'intérêt et le ralentissement de la croissance mondiale, le PMI composite de la zone euro était retombé sous la barre des 50 points au mois d'août.

Voilà pourquoi le CAC40 apparaît le plus délaissé ce vendredi :d'après les analystes, la cassure des 5.980 points sur le CAC pourrait préfigurer une rechute sur le plancher des 5795/5800 points, susceptible de déboucher à son tour sur un retracement du plancher annuel des 5.750 points, qui agit comme une 'force d'attraction' pour reprendre les termes des équipes de Kiplink Finance.

A New York, les marchés d'actions américains affichent des replis de -1,5% à -1,7% (Dow Jones à 29.600, S&P500 sous 3.700... le Nasdaq décroche de -1,8% vers 10.850) alors que les taux continuent de se tendre: le T-Bond américain à 10 ans a bondi ce matin vers 3,80%, à un pic depuis la crise financière de 2008... mais la chute de Wall Street alimente quelques achats motivés par le 'risk-off' et le rendement retombe vers 3,71% (inchangé).

L'inflation qui tarde à se normaliser reste une source de préoccupation majeure pour la Réserve fédérale, au risque d'entraîner l'économie en récession.

L'un des 'faits du jour', c'est le nouveau record inscrit par le billet vert (+1,4%) autour de 0,9700 face à l'euro... ce qui invite à s'interroger à la fois sur le contexte géopolitique et les perspectives économiques.

Le rendement des nos OAT s'est pourtant envolé jusque vers 2,67% et celui des Bunds vers 2,11% (record de 9 ans) mais la crainte de nouveaux développements dramatiques sur le front géopolitique (large mobilisation en Russie) alimentent également un arbitrage en faveur des actifs refuges.

Nos OAT reviennent vers 2,58%, les Bunds vers 2,02%, soit +4Pts 'seulement' (contre +13 ce matin).

Les BTP italiens n'en bénéficient pas avec une dégradation de +11Pts vers 4,31% (4,367% au plus haut), les investisseurs redoutant que l'UE prenne des mesures de rétorsion si les italiens 'votent mal' comme l'a déclaré a demi-mot Ursula von der Leyen, dans une tentative d'ingérence lourde de menaces sans précédent dans un vote démocratique au sein de l'Europe.

La journée est marquée également par la publication du PMI américain, qui reste ancré en zone dangereuse, confirmant là aussi la réalité de la menace récessionniste Outre-Atlantique.

Le secteur privé américain a un peu ralenti sa contraction au mois de septembre sous l'effet d'un retour de la croissance des prises de commandes, montre l'enquête PMI publiée vendredi par S&P Global.

L'indice composite s'est établi à 49,3 ce mois-ci, contre 44,6 en août mais il reste en zone de contraction.

Dans les services, le PMI 'flash' s'est fortement accru pour atteindre 49,2, après 43,7 en août, un niveau largement supérieur au consensus qui visait 45.

Le PMI de l'industrie manufacturière a lui progressé à 51,8 en comparaison de 51,5 le mois dernier, dépassant là aussi les projections des économistes qui visaient en moyenne 51,3.

Pour Chris Williamson, l'économiste en chef en charge de l'enquête, ces chiffres - et tout particulièrement la modeste croissance affichée par les prises de commandes - sont de nature à apaiser certaines inquiétudes ayant trait au rythme actuel du ralentissement de l'économie américaine.

Du coté des valeurs, avec la hausse des taux, le secteur auto est laminé avec -11 sur Faurecia, -10% sur Valéo, -6,5% sur Renault.

L'Oréal a annoncé ce matin la signature d'un accord en vue de l'acquisition Skinbetter Science, marque américaine de soin de la peau. Skinbetter Science a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 95 millions de dollars sur douze mois glissants au 31 juillet 2022.

Le fond canadien Mawer Investment Management estimerait que l'offre de Schneider sur Aveva sous-estime la valeur du groupe britannique indique le Financial Times. Mawer Investment Management prévoit de rejeter l'offre de rachat à 3100 p proposée par Schneider selon le FT estimant que ' c'est une offre opportuniste qui profite de la faiblesse du cours de l'action ces derniers mois '. M&G Investments pourrait également rejeter l'offre selon le FT.

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