(CercleFinance.com) - Le temps se gâte de nouveau à la bourse de Paris avec un renversement de tendance radical, le CAC40 repassant de 7.105 (+1%) à 6.895 (-2%).

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Une véritable douche froide pour cette séance des '4 sorcières' qui va voir le contrat 'mars' clôturer au plus bas, peut-être même sous les 6.900Pts, sur une perte hebdomadaire de -4%, et mensuelle du même ordre.

Paris n'est pas aidé par Wall Street avec un S&P500 à -1% et un Dow Jones à -2,2%.

Les marchés boursiers ont connu une semaine d'une grande volatilité, oscillant entre lourds décrochages et rebonds de soulagement, au gré des annonces souvent contradictoires concernant la santé du système financier mondial: la pièce retombe du mauvais côté ce vendredi particulier.

Les acteurs de marché doivent toujours faire face à une longue liste de sujets d'inquiétude, allant des difficultés de Credit Suisse et des banques régionales américaines au relèvement des taux d'intérêt, sans oublier la menace d'une récession mondiale.

'Par rapport à la période précédant la crise financière, les risques systémiques sont nettement plus faibles, mais on peut encore s'attendre à quelques difficultés', prévient-on chez DWS.

Le chiffre le plus surveillé aujourd'hui concernait les chiffres publiés par Eurostat concernant l'inflation annuel de la zone euro s'est établi à 8,5% en février 2023, contre 8,6% en janvier. Un an auparavant, il était de 5,9%.

Le taux d'inflation annuel de l'Union européenne s'est établi à 9,9% en février 2023, contre 10,0% en janvier. Un an auparavant, il était de 6,2%.

Les taux annuels les plus faibles ont été observés au Luxembourg (4,8%), en Belgique (5,4%) et en Espagne (6,0%). Les taux annuels les plus élevés ont quant à eux été enregistrés en Hongrie (25,8%), en Lettonie (20,1%)

et en Tchéquie (18,4%).

En février les plus fortes contributions au taux d'inflation annuel de la zone euro provenaient de l'alimentation, alcool & tabac (+3,10 points de pourcentage, pp), suivi des services (+2,02 pp), des biens industriels hors énergie (+1,74 pp) et de l'énergie (+1,64 pp).

Après une hausse de 0.3% en janvier 2023, la production industrielle américaine a stagné en février, annonce la Réserve fédérale.

Dans le détail, la production manufacturière a augmenté de 0.1%. La production des activités extractives recule de -0.6% tandis que celle des ' utilities ' progresse de 0.5%.

La production se montre inférieure de 0.2% à son niveau de l'année précédente.

Le taux d'utilisation des capacités industrielles est resté stable, à 78%, niveau inférieur de 1,6 point à sa moyenne de long terme (1972-2022).

L'indice des indicateurs avancés a poursuivi son repli en février, a annoncé vendredi le Conference Board, ce qui renforce le scénario d'une récession dans les mois à venir.

Cet indice considéré comme précurseur a reculé pour le 11ème mois consécutif, signant un nouveau repli de 0,3% après sa baisse de 0,3% au mois de janvier, conformément aux anticipations du marché.

Justyna Zabinska-La Monica, économiste au Conference Board, précise que l'indicateur ne tient pas compte des récentes secousses ayant agité les marchés financiers, mais prévient que celles-ci ne manqueront d'avoir un impact sur la statistique au cas où elles devaient se confirmer.

Dans l'immédiat, l'analyste met en avant l'impact de la remontée des taux d'intérêt ainsi que la détérioration du moral des consommateurs, deux phénomènes qu'elle juge susceptibles de pousser l'économie américaine en récession.

Les marchés obligataires profitent du 'risk-off' de cette seconde partie de séance, et donc d'une 'fuite vers la sécurité' : le rendement des OAT se détend de -14Pts à 2,66%, les Bunds de -16Pts à 2,083%, les T-Bonds US de -17Pts à 3,413%.

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