(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris s'alourdit en fin de séance (+0,08% vers 7282Pts) mais fait preuve de résilience compte tenu du creusement des pertes à Wall Street avec des écarts s'étageant entre -0,6% pour le Dow Jones et -0,7 à -0,9% pour le S&P500 et le Nasdaq.

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Les investisseurs se montrent prudents dans l'attente des annonces du comité stratégique de la Fed, qui débute aujourd'hui et se terminera demain par une conférence de presse de son président Jerome Powell.

De l'avis général, l'institution devrait laisser ses taux inchangés, avec une probabilité d'un relèvement de taux jugée quasiment nulle puisque le baromètre FedWatch évalue le scénario d'un 'statu quo' à 99%.

'Si la hausse de 25 points de base du taux des Fed Funds adoptée en juillet était probablement la dernière du cycle actuel, la Fed restera vigilante face à l'inflation et les premières baisses de taux n'interviendront pas avant le deuxième trimestre 2024', estime César Perez Ruiz, responsable des investissements chez Pictet Wealth Management.

C'est ailleurs, sur les 'dots', c'est-à-dire sur les prévisions de ses responsables en matière d'évolution des taux d'intérêt, que la Fed sera très attendue.

Parmi les statistiques du jour, les investisseurs ont pris connaissance des mises en chantier de logements aux Etats-Unis en août : le Département du Commerce dévoile une chute de 11,3% à 1.283.000 en rythme annualisé, un niveau largement en dessous des attentes des économistes.

En revanche, les permis de construire de logements américains -censés préfigurer les mises en chantier futures-, ont augmenté de 6,9% à 1.543.000 en rythme annualisé le mois dernier, ressortant ainsi bien au-dessus du consensus de marché.

Côté Europe, le taux d'inflation annuel de la zone euro s'est établi à 5,2% en août 2023, contre 5,3% en juillet, et celui de l'Union européenne à 5,9% après 6,1%, selon Eurostat qui avait annoncé 5,3% en estimation rapide pour la zone euro en août.

Les taux annuels les plus faibles ont été observés au Danemark (2,3%), en Espagne et en Belgique (2,4% chacun) et les plus élevés ont quant à eux été enregistrés en Hongrie (14,2%), en Tchéquie (10,1%) et en Slovaquie (9,6%).

Les plus fortes contributions au taux d'inflation annuel de la zone euro provenaient des services (+2,41 points de pourcentage, pp), suivis de l'alimentation, alcool et tabac (+1,98 pp), des biens industriels hors énergie (+1,19 pp) et de l'énergie (-0,34 pp).

L'OCDE révise également à la baisse le taux d'inflation anticipé dans l'UE à fin 2023, de 5,3% vers 5,2% mais abaisse aussi sa prévision de PIB de 0,8% à 0,6% en 2023 et de +1,3% à +1,1% celui de 2024.

La France voit au contraire la prévision relevée de +0,8% à +1%, la Banque de France table toujours sur +0,9%.

D'un point de vue fondamental, et dans le scénario central de croissance molle, les potentiels des marchés restent largement supérieurs à 10% sur les actions de la zone euro, souligne Ginjer, qui estime que le potentiel de hausse est encore plus important pour certaines valeurs délaissées, comme les financières ou les industrielles.

Le secteur obligataire continue de se dégrader ce mardi avec un rendement des Bunds à dix ans qui se tend de +2Pts vers 2,7370%, de +1,8Pt sur nos OAT à 3,283%, égalant les pires niveaux observés cette année, et même depuis 2008.

La situation est tout aussi alarmante sur les Treasuries, dont les rendements ne se contentent pas de retracer leur zénith du 21 août (4,35%) mais font une percée vers 4,369%, un nouveau record annuel et un pic depuis la mi-juin 2008.

Sur le marché des devises, le dollar consolide à la marge en attendant la réunion de la Fed en oscillant de part et d'autre autour du seuil de 1,0665 face à l'euro.

Les cours du brut restent orientés à la hausse, avec un baril de Brent qui gagne 0,8% pour établir un nouveau record annuel de 95,4$ à Londres (95,95$ au plus haut en séance) tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grimpe de 1% à 92$.

Cette fin de journée sera marquée par l'IPO d'Instacart dont le prix a été fixé à l'extrémité supérieure de la fourchette de 28 à 30$, ce qui valorise le spécialiste de la livraison de produits d'épicerie à domicile à environ 13Mds$ lors de ses débuts sur le Nasdaq ce mardi.

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